Le top 5 des p’tites demandes clients en agence de com’

Le top 5 des p’tites demandes clients en agence de com'

En agence de com’, on est souvent confrontés à des « p’tites » demandes qui ont le don de remuer les communicants. MOODZ te dresse une liste non exhaustive de ces p’tites demandes qui ne sont, souvent, pas si p’tites que ça…
  • « Proposez-nous un p’titlogo »

Annabelle, découragée…

Chers clients, cette phrase est à bannir à tout jamais de votre vocabulaire, car les p’tits logos n’existent pas ! Si aujourd’hui, cela peut paraitre simple de créer un logo, dites-vous que pour que votre logo puisse durer dans le temps, il se doit d’être à la fois moderne et intemporel, mais surtout en cohérence avec votre positionnement. Cela relève donc d’une vraie réflexion en amont.

La création d’un logo passe ainsi par plusieurs phases : l’analyse des besoins, la compréhension du marché sur lequel l’entreprise évolue, un benchmark des concurrents, une longue et minutieuse recherche stylistique pour finir avec la conception d’un logo visuellement attractif et en cohérence avec un univers de marque fort. Tout ce process de création, long et complexe, couplé à de nombreux allers-retours pour affiner et peaufiner ce p’tit symbole graphique – qui sera le vrai cachet de votre entreprise pour de nombreuses années – demande donc du temps et beaucoup de créativité. Un logo est un vrai investissement sur le long terme !

  • « On a juste besoin d’un p’titvisuel »

Girish, exaspéré !

Si vous dites à un graphiste de faire un p’tit visuel pub, vous avez de grandes chances qu’il se moque de vous ! Et il n’aurait pas tort. Un p’tit visuel, ça n’existe que si on fait de la pub comme si on jouait à la loterie – « Allons essayer de faire une pub, peut-être que les gens la verront… ». Si vous souhaitez optimiser vraiment votre communication ET votre investissement, alors pas de p’tit visuel qui tienne ! Il faut marquer les esprits.

La création d’un visuel publicitaire relève d’une vraie compréhension de la demande du client (quel est l’objet du visuel ? quel message faire passer ? quelle est la cible ?), une analyse de l’univers de marque et des brand guidelines, de nombreuses recherches visuelles, de l’achat d’art la plupart du temps, des assemblages de mots pour trouver LA baseline qui saura passer le bon message, ainsi que la rédaction d’un body copy explicatif. Et même après tout ce travail, il est très possible qu’il faille reprendre une partie, car le client aura sans doute ses p’tites incertitudes « Vous pouvez revoir un peu le texte ? Et la photo ? Et la phrase d’accroche aussi peut-être ? ». Vous l’aurez compris, pas de p’tit visuel pour une grande com’.

  • « On aurait aimé avoir une p’tite page Facebook »

Sindy, offensée…

 

« Sindy, possible de faire une p’tite page Facebook pour un client ? » … Pas de réponse ? Tant pis !
Le silence de notre Digital Project Manager en dit long. Pas de p’tite page Facebook non plus ! Si pendant longtemps les entreprises pensaient pouvoir se débrouiller seules sur Facebook, aujourd’hui pour éviter de passer à la trap c’est autre chose. Eh oui, Facebook est saturé de marques et infesté de pub en tout genre ! Pour que votre entreprise soit visible, mais surtout appréciée des Facebookers, ce n’est pas une mince affaire. Cela relève d’une stratégie d’attaque !

Une masse de fonctionnalités abracadabrantes et de filtres impigeables rendent la création optimale d’une page pro’ très complexe pour une personne lambda. D’autre part, la création de contenus visuels et éditoriaux demandent aussi beaucoup de temps… Chose que les entreprises n’ont pas toujours. Et ça, sans compter la modération des commentaires et les réponses aux messages privés. En moyenne, la gestion mensuelle optimale pour une page Facebook de 4 posts par mois – le minimum pour espérer être aperçu… – s’élève à presque 8 heures. Pas si p’tite la page Facebook…

  • « Possible de rédiger une p’tite newsletter ? »

Valentine, outrée.

Bouuuh… J’en ai moi-même des frissons. « P’tite newsletter » n’existe pas dans notre jargon. Si cela parait easy peasy de rédiger à tout va, sur tout et n’importe quoi, ce n’est jamais le cas. La rédaction est un travail bien plus minutieux qu’on ne le pense et demande, en dehors du fait d’écrire, une adaptation du ton et du style rédactionnel à l’univers de marque du client. C’est tout un art que de savoir relater les messages avec les mots qui sauront s’imprégner (positivement !) dans l’esprits des lecteurs. N’oublions pas non plus que si les graphistes sont parfois à court de créativité, les copywriters sont des victimes oubliées du syndrome de la page blanche – Eh oui… snif.

La rédaction d’une newsletter – de 20 ou 4 pages – demande une compréhension de plusieurs points : la cible, la distribution, les messages à faire passer etc. Cela nécessite souvent de prendre contact avec des personnes clés pour avoir plus d’informations sur un sujet ou tout simplement pour relater leur message à travers des mots plus accessibles. Un vrai processus pour un support de com’ très sympa (et surtout pas p’tit !) qui fait toujours plaisir aux employés et aux parties prenantes.

  • « On voudrait un p’tit article sur notre entreprise dans le journal »

Justine, tourmentée ; Magali (grandement) agacée !

Alors comment expliquer… Pour qu’il y ait in p’tit article dans le journal, notre p’tite équipe PR doit comprendre quell p’tit message faire passer dans un p’tit communiqué qui sera ensuite envoyé à notre p’tit réseau de journalistes afin qu’ils rédigent un p’tit papier sur le sujet… Mais les journalistes sont souvent débordés et tous les sujets ne les intéressent évidemment pas, ou du moins pas toujours du premier coup. Notre « p’tite » Magali devra donc les relancer par des p’tits appels téléphoniques (approx 5/6 appels pour un communiqué…). Ceux qui nous connaissent, ont dû capter l’ironie au moment de la p’tite Magali – qui mesure en fait plus de 1m80… (lol).

La relation presse est un service souvent peu compris des clients. Or, elle fait l’objet d’un véritable travail : rédaction d’un communiqué de presse avec un ton journalistique, l’utilisation d’un réseau établi de journalistes en fonction du sujet, les maintes et maintes relances et le suivi, avec l’envoi des retombées presse. Pour conclure, tous les p’tits articles font l’objet d’un grand travail…